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Bonus-malus assurance auto : comment fonctionne le coefficient en 2026 ?
Guide mis à jour en septembre 2026.
Le bonus-malus influence directement le prix de l’assurance auto. Coefficient 1,00, bonus à 0,50, accident responsable, responsabilité partagée : découvrez comment le coefficient de réduction-majoration évolue et ce qu’il change réellement pour un jeune conducteur.
Le bonus-malus fait évoluer votre coefficient d’assurance
Le coefficient de réduction-majoration, souvent appelé CRM ou bonus-malus, part de 1,00. Il baisse lorsqu’une année d’assurance se déroule sans accident responsable et augmente lorsqu’un accident engage votre responsabilité.
Le bonus-malus est un mécanisme qui fait varier la cotisation de référence en fonction de l’historique de sinistres du conducteur. Le principe est simple : un conducteur qui ne provoque pas d’accident responsable améliore progressivement son coefficient, tandis qu’un accident responsable peut entraîner une majoration. Le coefficient est compris entre 0,50 et 3,50 dans le système réglementé présenté par France Assureurs.
Pour un jeune conducteur, il est important de distinguer deux éléments qui sont souvent mélangés : le bonus-malus et la surprime liée au statut de conducteur novice. Le CRM évolue selon les sinistres et les années d’assurance ; la surprime jeune conducteur relève d’un autre mécanisme tarifaire. Un conducteur novice peut donc avoir un coefficient de 1,00 tout en payant une cotisation supérieure à celle d’un conducteur expérimenté.
Le coefficient ne correspond pas directement à une remise de même pourcentage sur le prix affiché par tous les assureurs. Il est appliqué à une cotisation de référence définie selon les caractéristiques du véhicule, son usage, la zone de circulation ou de garage et d’autres critères du contrat. C’est pourquoi un bonus de 50 % ne signifie pas nécessairement que votre mensualité actuelle sera exactement deux fois plus faible que celle d’un autre conducteur.
Le bon réflexe consiste donc à regarder votre CRM sur l’avis d’échéance ou le relevé d’informations, puis à comparer les offres avec un profil identique. Le coefficient constitue un élément important du tarif, mais il ne résume pas à lui seul le prix final de l’assurance.
À RETENIR
Les chiffres à connaître sur le bonus-malus
Départ à 1,00
Le coefficient de référence est de 1,00. En l’absence de sinistre responsable, il diminue chaque année de 5 % en appliquant le coefficient précédent × 0,95.
Bonus maximal : 0,50
Le coefficient ne descend pas sous 0,50. En partant de 1,00 et sans accident responsable, ce niveau est atteint après 13 années d’assurance selon la progression réglementaire.
Accident responsable : × 1,25
Un accident dont vous êtes totalement responsable entraîne en principe une majoration de 25 % du coefficient précédent, sous réserve des règles et exceptions prévues par le contrat et la réglementation.
Responsabilité partagée : × 1,125
Lorsque la responsabilité est partagée, la majoration est réduite de moitié : le coefficient précédent est multiplié par 1,125, soit une hausse de 12,5 % par accident.
Repère utile : le CRM est arrondi par défaut à la deuxième décimale. Une succession de petits écarts peut donc produire un résultat différent d’un simple calcul mental effectué sans arrondi.
Vous connaissez votre coefficient ? Comparez maintenant les offres
Le CRM est un point de départ pour comparer une assurance auto, mais le prix dépend aussi du véhicule, de l’usage, des garanties, des franchises et du profil du conducteur. Gardez ces paramètres identiques pour obtenir une comparaison réellement utile.
Le calcul du CRM repose sur le coefficient appliqué à l’échéance précédente. Pour une année sans accident responsable, le coefficient est multiplié par 0,95. Exemple : un coefficient de 1,00 devient 0,95 après une année sans accident responsable. L’année suivante, 0,95 × 0,95 donne 0,9025, soit 0,90 après l’arrondi prévu. Le coefficient continue ainsi à baisser jusqu’à la limite de 0,50.
Le calcul fonctionne dans l’autre sens lorsqu’un accident engage entièrement la responsabilité du conducteur. Le coefficient précédent est multiplié par 1,25. Un conducteur à 1,00 passe ainsi à 1,25 après un accident responsable pris en compte. Un conducteur à 0,80 passe à 1,00. Le coefficient final reste toutefois encadré par le plafond réglementaire de 3,50.
Une année sans accident responsable
Formule pédagogique : ancien CRM × 0,95. Avec 1,00, on obtient 0,95. Avec 0,80, on obtient 0,76. Le coefficient est ensuite arrêté à la deuxième décimale selon la règle d’arrondi applicable.
Un accident totalement responsable
Formule pédagogique : ancien CRM × 1,25. Avec 1,00, on obtient 1,25. Avec 0,80, on obtient 1,00. Plusieurs accidents responsables peuvent entraîner plusieurs majorations successives.
Responsabilité partagée
Formule pédagogique : ancien CRM × 1,125. Avec 1,00, le résultat est 1,125, soit 1,12 après l’arrondi. La règle s’applique lorsque la responsabilité est partagée.
Plancher et plafond
Le système encadre le coefficient entre 0,50 et 3,50. Une longue période sans accident ne permet donc pas de descendre sous 0,50, pas plus qu’une succession de sinistres ne permet de dépasser 3,50.
Il faut aussi comprendre que le calcul du CRM ne revient pas à multiplier directement votre mensualité actuelle par 0,95 ou 1,25. L’assureur applique le coefficient à une cotisation de référence. Cette base peut évoluer indépendamment du CRM en fonction du véhicule, des tarifs de l’assureur, de la zone géographique, de l’usage ou d’autres éléments du risque.
Le CRM doit également être lu avec la période de prise en compte des sinistres. Pour le calcul du malus, France Assureurs indique que sont pris en compte les sinistres survenus pendant les douze mois consécutifs précédant de deux mois la date d’échéance annuelle du contrat. Le calendrier exact est donc lié à la date d’échéance, et non simplement aux accidents survenus depuis le début de l’année civile.
EXEMPLES CHIFFRÉS
Combien peut-il rester à payer après un sinistre ?
Les exemples suivants sont des simulations pédagogiques, pas des tarifs de marché ni des promesses d’indemnisation. Ils servent à comprendre le mécanisme de la franchise.
Dommage couvert
Franchise
Reste à charge théorique
Indemnisation théorique
800 €
150 €
150 €
650 €
1 200 €
300 €
300 €
900 €
2 000 €
500 €
500 €
1 500 €
3 500 €
750 €
750 €
2 750 €
5 000 €
1 000 €
1 000 €
4 000 €
Calculs pédagogiques : dommage couvert moins franchise, sous réserve que le sinistre soit garanti et qu’aucun autre plafond, vétusté, exclusion ou mode d’indemnisation ne modifie le résultat.
Ces chiffres montrent pourquoi une franchise de 1 000 € n’est pas anodine pour un jeune conducteur. Sur un dommage de 1 200 €, elle absorberait presque toute l’indemnisation théorique. À l’inverse, sur un dommage de 5 000 €, la même franchise représente 20 % du dommage. Le poids économique de la franchise dépend donc à la fois de son montant et de la gravité du sinistre.
Le choix doit aussi être rapproché de la valeur de la voiture. Sur une petite occasion achetée quelques milliers d’euros, une franchise élevée peut représenter une part importante du capital que vous essayez justement de protéger. Sur une voiture récente de valeur plus importante, une franchise élevée peut parfois être plus facile à absorber, mais elle doit toujours rester compatible avec votre épargne disponible.
RELEVÉ D’INFORMATIONS
Où trouver votre bonus-malus et comment le vérifier ?
Le coefficient de réduction-majoration doit apparaître sur l’avis d’échéance ou l’appel de cotisation. Il figure également dans le relevé d’informations remis par l’assureur. Ce document est essentiel lorsqu’un conducteur change d’assurance : le nouvel assureur peut s’appuyer sur l’historique communiqué pour déterminer le coefficient applicable.
Le relevé d’informations reprend notamment les informations liées au contrat, au véhicule, aux conducteurs désignés et aux sinistres survenus pendant les périodes précédentes. Il mentionne les accidents, leur nature, la part de responsabilité retenue et le coefficient de réduction-majoration appliqué à la dernière échéance annuelle.
Avant de changer d’assureur
Demandez et vérifiez votre relevé. Une erreur sur un sinistre ou sur la responsabilité retenue peut avoir une incidence sur le coefficient communiqué au nouvel assureur.
Après un changement de véhicule
Le bonus ou le malus peut être transféré lorsque les conducteurs restent les mêmes et que le véhicule entre dans le champ des règles applicables. Le coefficient ne repart donc pas automatiquement de zéro.
Après un changement d’assurance
Le nouvel assureur tient compte du précédent bonus-malus et des accidents intervenus entre la dernière échéance et la souscription du nouveau contrat, selon les règles applicables.
Pour vérifier un calcul
Notez votre ancien coefficient, les accidents responsables ou partiellement responsables et la date d’échéance. Reproduisez ensuite le calcul année par année en tenant compte des arrondis.
Le relevé d’informations est donc plus utile qu’une simple estimation donnée oralement. Si deux devis affichent des tarifs très différents, vérifiez d’abord que les assureurs disposent des mêmes informations sur le conducteur et le véhicule. Une différence de CRM ou d’historique peut modifier fortement le tarif proposé.
En cas de changement d’assureur, le bonus-malus ne disparaît pas simplement parce que vous changez de compagnie. Le nouvel assureur reconstitue le coefficient applicable à partir des informations disponibles. Pour un jeune conducteur qui cherche son premier changement d’assurance, il est donc utile de conserver ses documents et de vérifier la cohérence de son historique.
ÉVOLUTION
Que devient le coefficient après plusieurs années ?
Lorsque vous conduisez plusieurs années sans accident responsable, le bonus s’accumule progressivement. La baisse est de 5 % du coefficient précédent chaque année, et non de cinq points fixes. C’est pour cette raison que la progression ralentit à mesure que le conducteur se rapproche de 0,50.
Années sans accident responsable
Coefficient indicatif
Bonus correspondant
Départ
1,00
0 %
1 an
0,95
5 %
2 ans
0,90
10 %
5 ans
0,76
24 %
10 ans
0,57
43 %
13 ans
0,50
50 %
Tableau pédagogique établi à partir de la progression réglementaire d’un conducteur partant de 1,00 et n’ayant aucun accident responsable. Les coefficients sont arrêtés à la deuxième décimale.
Le malus évolue selon une logique inverse. Un accident totalement responsable entraîne une hausse de 25 % du coefficient précédent. En cas de plusieurs accidents responsables pris en compte sur la période, la majoration est appliquée autant de fois que nécessaire, dans la limite du coefficient maximal.
Premier accident après 0,50
Si vous avez conservé un bonus de 50 % pendant au moins trois ans, le premier accident responsable peut bénéficier de la règle dite de « protection du bonus » : aucune majoration n’est appliquée au coefficient de 0,50 pour ce premier accident responsable.
Deux années sans accident
Un coefficient supérieur à 1 peut revenir à 1 après deux années d’assurance consécutives sans accident responsable. Cette règle ne signifie pas que l’historique disparaît : les sinistres restent notamment retracés dans le relevé d’informations.
La responsabilité partagée produit un effet différent. Lorsqu’un conducteur est déclaré partiellement responsable, la majoration est réduite de moitié : le coefficient précédent est multiplié par 1,125, soit une hausse de 12,5 %. Cette différence peut être importante dans le temps, notamment pour un conducteur qui débute son historique d’assurance.
JEUNE CONDUCTEUR
Quel effet du bonus-malus pour un jeune conducteur ?
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Le CRM peut commencer à 1,00
Un nouveau conducteur ne dispose pas automatiquement d’un bonus. En l’absence d’historique propre pris en compte, le coefficient de départ est généralement 1,00 dans le système de référence.
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La surprime est un autre mécanisme
La surprime liée au conducteur novice est distincte du bonus-malus. Elle peut augmenter le prix au départ même lorsque le CRM est encore à 1,00.
!
La conduite accompagnée peut aider
Pour les conducteurs ayant suivi l’apprentissage anticipé de la conduite, la surprime maximale applicable au conducteur novice est réduite par rapport à l’apprentissage classique, selon les règles applicables.
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Un accident peut ralentir la baisse du prix
Un accident responsable peut faire remonter le CRM au moment où vous commencez justement à bénéficier des premières années de bonus. D’où l’intérêt de comparer la couverture et pas uniquement la mensualité.
Chez un jeune conducteur, il faut donc raisonner sur plusieurs années. Une première année sans accident permet de faire passer le coefficient de 1,00 à 0,95, puis une deuxième année sans accident à 0,90, avant de poursuivre progressivement vers 0,50. Le prix réellement payé peut cependant évoluer différemment, car la cotisation de référence de l’assureur peut être révisée et parce que la surprime de conducteur novice disparaît selon son propre calendrier.
Un accident responsable au début de l’historique peut avoir un effet visible. Avec un coefficient de 1,00, une majoration de 25 % conduit à 1,25. Une année sans nouvel accident ferait ensuite évoluer ce coefficient à 1,18 environ après application de 0,95 et arrondi. Le retour vers 1,00 puis vers un bonus demande donc du temps.
La comparaison entre jeunes conducteurs doit aussi tenir compte du véhicule. À profil identique, une petite citadine peu puissante et une voiture plus chère ou plus exposée au risque peuvent produire des tarifs très différents. Le bonus-malus ne remplace donc pas l’analyse du modèle, de la motorisation, de l’usage, du lieu de stationnement et des garanties.
Enfin, ne choisissez pas volontairement une couverture minimale uniquement pour accélérer la baisse du prix. Le bonus-malus récompense surtout l’absence de sinistres responsables ; il ne compense pas une garantie insuffisante. Pour un conducteur novice, le bon compromis consiste à protéger correctement la voiture et le budget tout en évitant des options ou des niveaux de franchise qui ne correspondent pas à la situation réelle.
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Le meilleur levier à long terme reste une conduite sans accident responsable, mais votre tarif dépend aussi du véhicule, des garanties et de la politique tarifaire de l’assureur. Comparez les offres sur une base identique.
Questions fréquentes sur le bonus-malus assurance auto
Quel est le coefficient bonus-malus de départ ?
Le coefficient de référence est de 1,00. Une année sans accident responsable fait ensuite évoluer le coefficient à 0,95, puis 0,90 l’année suivante, sous réserve des règles applicables et de l’arrondi.
Comment passer de 1 à 0,50 de bonus ?
En partant d’un coefficient de 1,00 et en n’ayant aucun accident responsable, le coefficient est multiplié par 0,95 chaque année. Le maximum de bonus, soit 0,50, est atteint après 13 années d’assurance dans cette progression.
Combien augmente le bonus-malus après un accident responsable ?
Pour un accident dont l’assuré est totalement responsable, le coefficient précédent est en principe multiplié par 1,25, soit une majoration de 25 %. En cas de responsabilité partagée, la majoration est réduite de moitié et le coefficient est multiplié par 1,125.
Que se passe-t-il après un accident responsable avec un bonus de 50 % ?
Si l’assuré bénéficie d’un bonus de 50 % depuis au moins trois ans, le premier accident responsable peut ne pas entraîner de majoration du coefficient de 0,50. Cette protection ne signifie pas que tous les accidents futurs seront sans effet.
Le malus disparaît-il après quelques années ?
Un coefficient supérieur à 1 peut revenir à 1 après deux années d’assurance consécutives sans accident responsable. Les modalités du calcul et la période de prise en compte doivent toujours être vérifiées avec le contrat et l’échéance concernée.
Le bonus-malus est-il le même chez tous les assureurs ?
Le mécanisme réglementé du coefficient est commun dans son principe, mais le prix final n’est pas identique d’un assureur à l’autre. La cotisation de référence, les garanties, les franchises et les autres critères tarifaires peuvent varier.
Le bonus-malus est-il identique à la surprime jeune conducteur ?
Non. Le bonus-malus dépend principalement de l’historique des sinistres et évolue avec le CRM. La surprime conducteur novice est un mécanisme distinct qui peut s’appliquer au début de l’assurance.
Où trouver mon coefficient bonus-malus ?
Il figure notamment sur l’avis d’échéance ou l’appel de cotisation et dans le relevé d’informations délivré par l’assureur. Ce relevé est particulièrement important lors d’un changement de compagnie.
SOURCES
Les règles et repères utilisés sur cette page
Les règles de calcul présentées ici s’appuient sur les informations publiques de France Assureurs relatives au bonus-malus automobile et sur les références réglementaires citées par cet organisme. Les chiffres de répartition des coefficients sont utilisés comme repère statistique et ne constituent pas une promesse de tarif pour un jeune conducteur.
France Assureurs
Présentation du coefficient de réduction-majoration, du bonus à 0,50, des majorations en cas d’accident et des règles liées au relevé d’informations.
Les données publiées en 2025 indiquent que 96,8 % de l’échantillon étudié détenait un bonus en 2024, dont 72,4 % avec un coefficient correspondant à 50 % ou plus de réduction.
Les calculs et exemples chiffrés de cette page sont pédagogiques. Le tarif réellement proposé dépend du profil, du véhicule, de l’usage, des garanties, de la cotisation de référence et de la politique tarifaire de l’assureur.
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